mardi 18 octobre 2011

+ Résidu d'un bonjour +

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Résidu d'un bonjour à l'aurore en retrait

nous étions deux passeurs insultant les oboles

versées au long chemin du collant raccourci

nous avions en horreur les corps impétueux

sur nos différents jours se tramait l'inconfort

où l'immonde important régulait nos ardeurs.

str.


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+ Sortie de cours +

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Au sortir d'un vécu qu'on voulait ascenseur

l'anodin se présente illusion hors concours

en écho de l'instable esprit du corps on court

l'odeur de la nuit nue dédoublait nos danseurs

ô souche anéantie du porteur de destin

calmant nos mains prions pour porter les clôtures

dont le rhizome écroule encore les matins

déjà sous le tilleul on forçait l'imposture.


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+ Accouplement de plume +

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L'accouplement éolien du typhon orfèvre

et des fous parpaings ronflants ignore l'obus

l'intègre immeuble du passé concourt au sort

de l'intérieur atrophiant des bourgeons nus.


Titus enchaîné aux sourdes passions syncope

l'orgueil l'a propulsé sous le fier continent

L'accueil souterrain du solstice éponge en crue

l'onguent trop fatigué des douces impostures.


Adoubant les tilleuls mormons un comédien

décuple son aura important saoul il meurt

son bâillon souverain était sur leur aurore

comme un voile en bouillon éperdu feu rieur.

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Avec Rolland Auda.

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+ Quintessence d'Odk +





Circonstances du saoul être un coffre à voler

d'où s'échappent les sons d'un cubiste aux feuilles d'or

pur concours fabriquer son propre miel aux fleurs

où loin du vers antique épars mon oeil se pose

jamais contrainte fut aussi noble et mouvante

et moins vaine ou ardue que l'odécaphonisme

passer du coq au vin sur son estime en pleurs

le hasard a voulu que l'on se place ici

mes sons rangés sous l'ordre indiscret du recueil

sont reflet du présent qui ceint la cour d'honneur

leurs potentialités sont telles qu'importe où

se résolvaient jadis leurs imposants doublons.


S t r . f k a

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+ Monstrueux Quotidien +

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Lents matins corrompus qui éveillent leurs corps

fourbus par l’importante érosion de l’aigreur

je meurs destins moulus annoncez vos envies

mais qu’éclose leur chair à l’aube en faim d’oubli

inculque au fou les revendications du cœur

survoltés vermisseaux qu’infante mon amour

insistants soubresauts accordons l’œil déchu

aux couleurs des pinsons allée du repentir

mon asthme virulent court aux étais d’or fin

et s’interrompt soluble virevoltant foulard

ô vers de circonstance avoué pur orgueil

ton dos nu de licorne a changé mon destin.



s t r o f k a
& jean-bernard thomas



- duo d'orfèvres -

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  • jeudi 30 octobre 2008

    Victoire.

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    sans les faveurs de posédion
    sans les ardeurs de nos légions
    jamais nous n'aurions réussi
    à vaincre leur position
    au son éclatant d'un debussy
    et du moteur des avions
    .

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    lundi 14 mai 2007

    palpitations.





    pas besoin d'idiome en fleur pour
    t'ouvrir grand mon coeur de pierre
    si l'extérieur du monde a comme
    flambeau ce joli son d'ouverture
    mon intime amour est lambeaux
    rien ne pourra plus désormais
    rien pour nos rires sincères
    et la terre continue pourtant
    insolente de tourner.

    [ autre version ]



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